Reviews for Correcteur français en orthographe rationnelle
Correcteur français en orthographe rationnelle by Emmanuel Fruchard
Review by Lucas B. Cohen
Rated 1 out of 5
by Lucas B. Cohen, a year agoL'idée même de cette extension et de l' « orthographe rationnelle » constitue un crime contre la langue et par conséquent un crime contre la civilisation. Ce n'est rendre service à personne que de faire disparaître les complexités de notre langue, car ces complexités sont une richesse qui transmet l'étymologie des mots, transmet les subtilités de prononciation, ou encore marque la différence entre homonymes. Personne, absolument personne ne peut bénéficier d'une telle destruction systématique des normes de la communication écrite, sauf ceux qui se réjouissent du déclin généralisé de la cognition et de la compréhension du monde.
Developer response
posted 10 months agoPlus on étudie l'orthographe, plus on prend conscience de son caractère arbitraire.
Juste deux exemples : en vacances dans le sud, je vois l'édit par lequel Louis 14 ordonne la construction du canal du midi. Le ligne 2 est rédigée de cette manière : "... travailler au Canal de cõmunication des Mers,qui ſeconſtruit en...". Remarquez la graphie de "cõmunication". Le o tilde se prononçait /on/ et on a donc écrit communication avec deux 'm', comme dans "ennui", le premier 'n' faisant /en/ et le deuxième la syllabe '-nui'. De la même manière, on prononçait au 17e "donner" avec un /on/ nasal, et "donation" sans nasalisation. C'est pourquoi, encore aujourd'hui, on écrit "donner" avec 2 'n' et "donation" avec un seul 'n'. Notre propos à Érofa est que, la langue ayant évolué, la graphie devrait suivre, selon des règles identiques à celles utilisées au 16e, 17e et 18e siècle en ce qui concerne les consonnes doubles.
(source : https://lereservoir-canaldumidi.fr/ledit-royal-de-construction-du-canal-du-midi-signe-par-louis-xiv/)
Quant aux lettres d'origine grecque, la prononciation du 'f' et du 'ph', doux ou dur en latin classique, a disparu vers le 5e siècle de notre ère (une étude des tombes l'a montré sur l'exemple du prénom Daphné). Pourquoi continuer à les distinguer 16 siècles plus tard ?
Juste deux exemples : en vacances dans le sud, je vois l'édit par lequel Louis 14 ordonne la construction du canal du midi. Le ligne 2 est rédigée de cette manière : "... travailler au Canal de cõmunication des Mers,qui ſeconſtruit en...". Remarquez la graphie de "cõmunication". Le o tilde se prononçait /on/ et on a donc écrit communication avec deux 'm', comme dans "ennui", le premier 'n' faisant /en/ et le deuxième la syllabe '-nui'. De la même manière, on prononçait au 17e "donner" avec un /on/ nasal, et "donation" sans nasalisation. C'est pourquoi, encore aujourd'hui, on écrit "donner" avec 2 'n' et "donation" avec un seul 'n'. Notre propos à Érofa est que, la langue ayant évolué, la graphie devrait suivre, selon des règles identiques à celles utilisées au 16e, 17e et 18e siècle en ce qui concerne les consonnes doubles.
(source : https://lereservoir-canaldumidi.fr/ledit-royal-de-construction-du-canal-du-midi-signe-par-louis-xiv/)
Quant aux lettres d'origine grecque, la prononciation du 'f' et du 'ph', doux ou dur en latin classique, a disparu vers le 5e siècle de notre ère (une étude des tombes l'a montré sur l'exemple du prénom Daphné). Pourquoi continuer à les distinguer 16 siècles plus tard ?